Liban. Syrie. Tripoli. Les enfants premières victimes de la guerre.
Publié le 18/12/2012 à 15h56 | dénuement total, dispensaire, Liban, syrie, Un bébé malade | Écrire un commentaire
Impuissance totale devant la souffrance d’un bébé pris dans la tourmente de la guerre
Nous étions dans une salle voisine d’un dispensaire de Tripoli, lorsque nous avons entendu des cris déchirants. Ceux d’un bébé: un doigt cassé, un virus, la fièvre, les intestins en vrille à cause de la « merde » que l’on donne à bouffer aux réfugiés, de l’absence de produits adéquats pour un nourrisson…
Ce bébé est une victime civile, un gosse qui ne sait pas ce que c’est que d’être sunnite, alaouite, chiite, pro ou anti-bachar. syrien, libanais ou autre…
C’est de la douleur et de l’incompréhension à l’état brut devant des parents impuissants.
Autour? Personne si ce n’est ses parents… Pas un médecin, pas une infirmière, ils sont tous surchargés. Pas de médicaments pour le soigner. Pas de goutte à goutte, juste un lit et puis c’est tout. rien d’autre… le désert médical. Alors que chaque jour les politiques de la région ou de la communauté internationale y vont de leurs déclarations pour dire que tout est fait pour subvenir aux besoins des civils, quels qu’ils soient, ceux qui fuyant les bombardements, d’où qu’ils viennent, les combats, où qu’ils se déroulent…
Jugez par vous même… la vidéo est courte, « prise à l’arrache »… Nous aurions pu filmer des heures durant les pleurs de ce bébé…
Frédéric Helbert